
pierre


Pierre, 2024
les molécules que j’ai assemblées à ce projet sont pour la première fois liées à des émotions personnelles que j’ai vécues lors du décès de mon père, Pierre.
Son prénom est devenu une texture, une matière, un élément, un corps, une âme à développer dans un projet photographique, en utilisant le papier comme source principale de mes pensées.
Serrer entre mes mains une chaleur,
Trois respirations entrecoupées,
J’enlace pour la première fois un corps froid.
Pierre exprime mes émotions, allant de la tristesse à la colère,
de l’absence au déni.
La photographie devient le témoignage de ces sentiments et de cette relation, autant authentique que conflictuelle. Passionnée par la domination de ces limites et attirée par un monde parallèle, j’ai voulu installer dans l’espace des fragments de plusieurs recherches – achevées et inachevées – pour exprimer mon incompréhension de la douleur persistante et des souvenirs qui s’effacent. En formant cet espace fragmenté, aucune pierre n’est réellement vraie, ce sont des fragments rocheux – photographiés, imprimés, découpés, déformés, assemblés ou créés. –


Les pierres deviennent la métaphore de mon père qui ne reviendra plus.

